Chaire Defitech

Une chaire à l'EPFL au centre de neuroprothèses 

À la fin de l'année 2008, l'EPFL a lancé un grand centre de recherches sur les neuroprothèses. Une des 5 chaires de ce centre a vu le jour grâce au soutien de defitech. En plus des autres départements de l'EPFL, le centre collabore avec d'autres institutions de l'Arc lémanique, telles que l'Université de Lausanne et le CHUV, l'Université de Genève et son hôpital (HUG), et l'industrie biomédicale régionale.

Cette entité d'avant-garde vise à être active à la croisée entre recherches fondamentales (théorique et expérimentale), applications cliniques et opportunités économiques, et va se focaliser sur six thèmes principaux: vision, audition, mobilité, interfaces personne-machine non invasives, la micro- et nano fabrication d'implants, le codage neuronal.

Le Professeur José del R. Millán occupe la chaire de la fondation defitech sur les interfaces cerveau-ordinateur non invasives. L’équipe du Prof. Dr. José del R. Millán est composée de nombreux ingénieurs qui ont tous une passion commune pour la neuroscience. La chaire est active dans de nombreux projets, certains d’envergure européenne, tels que TOBI, Tools for Brain-Computer Interaction, BACS, Bayesian Approaches to Cognitive Systems, OPPORTUNITY, Activity and Context Recognition with Opportunistic Sensor Configurations, ou suisse comme BID, Brain-Coupled Interactive Devices, Swiss NSF project.

Le projet et ses applications futures

WheelChairLa chaire de la fondation defitech, en anglais, « cnbi », pour Chaire in Non-Invasive Brain-Machine Interaction, mène des recherches sur l’utilisation directe des signaux du cerveau humain afin de contrôler des instruments et interagir avec noter environnement. Dans cette recherche multidisciplinaire, la chaire rapproche les deux domaines pionniers des interfaces cerveau-machine (BMI, brain-machine interface) et la robotique intelligente adaptative. Le BMI enregistre les activités du cerveau du sujet, extrait les informations pertinentes du cerveau qui reflètent l’intention de l’utilisateur, et les traduit en commandes, en actions, telle que bouger une chaise roulante ou déplacer un curseur sur un clavier virtuel. Le processus ne nécessite aucune activité musculaire ou nerveuse.

Le principe central de l’interface cerveau-machine réside en sa capacité à distinguer les motifs différents de l’activité cérébrale, chacun étant associé à une intention particulière ou une tâche mentale. A ce stade, l’adaptation mutuelle est primordiale. L’utilisateur doit apprendre à moduler volontairement ses émissions d’informations depuis son cerveau et la machine doit apprendre à interpréter les commandes individuelles de l’utilisateur. Les interfaces non invasives fonctionnent principalement grâce aux activités électroencéphalographiques (EEG) captées par des électrodes placées sur le crâne. Il s’agit de mesurer simultanément les signaux de milliers de neurones corticaux, des minisignaux électriques. Les EEG sont pratiques, sûrs, non invasifs, et peu coûteux, ce qui en fait une technologie idéale pour un déploiement vers une large population.

Les interfaces cerveau-machine sont donc très prometteuses quant à la mise à disposition de nouveaux moyens d’interaction avec le monde extérieur. Si l’application paraît évidente et largement attendue pour les personnes en situation de handicap, par exemple souffrant de paralysie, des applications pour personnes bien portantes sont tout autant envisageables, notamment dans l’espace.

Plus d'informations: http://cnbi.epfl.ch/

the Defitech Foundation Chair in Non-Invasive Brain-Machine Interface